
Traduit du japonais par Pierre REGNIER
224 pages
ISBN : 2-916537-01-5
Parution : 5 novembre 2007
23,50€
Madame Hashizume Fumiko, Hashizume Bun
de son nom de plume est née à Hiroshima en 1931.
A quatorze ans, elle se trouvait à moins d’un
kilomètre et demi de l’hypocentre de
l’explosion, le 6 août 1945, à 8h15.
Gravement blessée, elle a survécu miraculeusement
non seulement à ses blessures mais aussi à la
famine et aux maladies qui s’ensuivirent. Durant plusieurs
décennies, comme la plupart des hibakusha (survivants des
bombardements atomique), elle ne parvenait pas à
évoquer le sujet, se refusant à se
remémorer les événements.
Elle est finalement parvenu à décrire dans un
livre l’horreur et les conditions extrêmes de la
survie après le bombardement.

Hashizume Bun, quatre ans après le bombardement, à l'intérieur du Genbaku Dôme.
"Avec
l’explosion atomique, j’ai vu le fondement de la
vie. J’ai vécu dans ma propre chair ce
qu’est une explosion atomique. J’ai fait face
à diverses souffrances telles que la guerre, la famine, la
pauvreté, les maladies et la discrimination. Mais,
malgré tout cela, et comme tant d’autres
hibakusha, je pensais emporter avec moi dans ma tombe toute cette
souffrance retenue au fond de mon cœur, qu’il me
semblait impossible de partager avec les autres."
(Le jour où le soleil est tombé…,
éd. du Cénacle de France)
A 76 ans elle engage désormais toute son énergie pour aller témoigner à travers le monde du drame humain qu’elle et les siens ont vécu. Elle a notamment fait de nombreuses conférences en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Son seul souhait étant d’aider à prévenir qu’un tel drame ne se reproduise.

Mémorial de la Paix, Genbaku Dôme
(cliché de 1949)
Cet ancien Hall Préfectoral de la Promotion Industrielle
a été construit en 1915 par l'architecte tchécoslovaque
Jan Letzel. Conservé aujourd'hui encore, il a été classé Patrimoine
Historique de l'Humanité par l'UNESCO.
Il se situait à 160 mètres de l'hypocentre de l'explosion et
fait partie des quelques constructions en béton ayant partiellement
résisté à l’explosion de la bombe.
"Assise là, je
regardais la ville.
« Mais qu'a-t-il bien pu se passer ?... »
La ville qui était encore là ce matin avait
disparue. Aussi loin que je pouvais voir, tout avait
été rasé.
« Est-ce vraiment la réalité ?
»
J’ai regardé autour de moi ; il y avait,
couchés sur le sol, des êtres humains
transformés en masses noires, des gens
brûlés sur tout le corps aux plaies qui
suintaient, d'autres dont on ne pouvait distinguer s'ils
étaient de face ou de dos ou encore des gens dont on ne
pouvait dire ni l'âge ni le sexe.
Tous, ceux qui erraient et ceux qui étaient
couchés à même le sol, avaient l'air de
revenants. Ils ressemblaient à des tas de haillons, des
paquets de chiffons, silencieux et solitaires.
« Ce ne sont pas des êtres humains. Je suis
forcément en train de faire un cauchemar. »"
(Le jour où le soleil est tombé…,
éd. du Cénacle de France)
- Interview de Mme Hashizume sur France Info :
- www.france-info.com
- Interview de Mme Hashizume sur France 24 :
-
www.france24.com

Texte original de Murata Kaeko
Traduction sous la direction de Pierre REGNIER
134 pages
ISBN : 978-2-916537-06-1
Parution : 1er avril 2011
13,50€
« Il est une princesse si belle qu'on ne peut même imaginer qu'elle soit de ce monde. » telle est la rumeur qui se propagea dans tout le pays.
Le conte de la Princesse Kaguya (Kaguya Hime) est une version simplifiée du « Conte du coupeur de bambous », considéré comme le plus ancien conte populaire japonais.
Nous vous présentons ici une version bilingue annotée qui vous permettra de travailler la langue à travers ce conte passionnant. Cet ouvrage est plus particulièrement destiné à ceux qui ont commencé l’étude du japonais et qui souhaitent se perfectionner (du faux débutant aux niveaux avancés). Des notes en annexes présentent les difficultés de grammaire et un lexique complet reprend l’ensemble du vocabulaire du conte.